– Cayo Coco, Jardinés del Rey (Cuba) –
Cuba est plutôt étroite du nord au Sud mais elle s’étire sur 1 250 kilomètres d’est en ouest. Comparer à Bali par exemple en Indonésie, elle est 19 fois plus grande en superficie.
Tout autour de l’île principale se trouve des centaines de Cayo, des petites îlots de récifs coralliens sur lesquelles, on retrouve les plus belles plages du pays.
L’archipel de Jardinés del Rey avec, entre autre Cayo Guillermo et Cayo Coco, est relié par un long pont à l’île principale de Cuba. Il est très populaire, il possède sa propre aéroport internationale et il est parsemé exclusivement de complexe tout inclus.
Sur un coup de tête, nous avons surfer sur des sites de voyage à rabais et avons dénicher une aubaine de dernière minute pour un séjour tout inclu sur Cayo Coco.

C’est donc au Memories Caribe Beach Resort que nous séjournons pour 7 nuits afin de célébrer nos 26 ans de vie amoureuse, reposer nos corps et nos esprits et tremper nos orteils dans le sable farineux et la mer turquoise.


La plage et la mer c’est de l’acquis à Cuba. Les moments à rêvasser et à faire la sieste en bordure de mer sont tout simplement délicieux.





Au petit matin, on croise dans l’eau peu profonde une raie manta qui vient marauder tout près du rivage. Entre les siestes, on aperçoit quelques pélican gris endémique dans la région et l’on aperçoit même au loin dans le ciel, à l’heure du coucher de soleil, une envolée de flamants roses qui se dirigent vers la baie voisine qui porte d’ailleurs le nom de Flamenco Bay.

Nos attentes par rapport à la qualité de l’hébergement était très très bas avant le départ étant donné ce que plusieurs personnes nous avaient dit avant le départ. Nous sommes donc agréablement surpris de découvrir une chambre propre certes un peu abîmé, mais avec un air climatisée respectable et absolument nécessaire en ce chaud et humide début de septembre. L’eau froide, l’eau chaude, une bouteille d’eau potable par jour avec un frigo pour la garder froide et une jolie terrasse.




Au moment de notre passage, au tout début du mois de septembre, c’est la saison des pluies. Conséquence désagréable, il est presque insupportable de passer du temps à l’extérieur juste apres le souper et à l’heure du petit déjeuner en raison des moustiques et des puces de sable.
La saison des pluies coïncide avec la saison des ouragans ce qui pourrait assombrir notre passage si on est malchanceux. Pour notre part, nous nous sommes gardés informées tout au long de notre semaine afin de suivre la dépression tropicale au large du Cap Vert qui est en direction des Antilles. La tempête tropical passe très près de prendre le nom de ouragan Gabrielle avant de s’atténuer et soulager notre conscience.
Quoi qu’il en soit, la chaleur est très intense durant la journée et l’humidité ne quitte pas nos vêtements, nos draps et nos corps durant toute la durée du séjour.
L’embargo américain est très palpable, il est difficile de se procurer toutes les commodités et les produits dont nous sommes habitués de bénéficier. Un magasin général presque vide se trouve dans l’enceinte du complexe hôtelier en guise de témoignage de ce blocus. Il est judicieux d’apporter avec soi quelques provisions supplémentaires dea articles essentiels pour votre quotidien…
Le buffet est redondant et loin d’être gastronomique mais il nous est quand même possible de trouver ce que nous avons besoin pour combler notre appétit.

Nous avions un budget limité et avons donc peu exploré les environs, mais plusieurs excursions sont organisées à même le tout inclus pour quelques dollars américains ou canadiens supplémentaires.
Les excursions coûtent entre 50$ et 100$: excusions en Catamaran, promenade à cheval sur la plage ou demi journée en taxi privé vers la playa Pillar (Cayo Guillermo) pour profiter de l’une des plus belles plages du pays.
Notons qu’il est aussi possible de prendre l’autobus publique pour 5$US pour aller vers cette même plage spectaculaire.
Pour notre part, on a choisi de faire une seule excursion cette semaine et ce fut un transport en taxi vers le célebre et modeste restaurant chez Lenny’s Bar à 20 minutes de l’hôtel. Pour 30$USD, un taxi flamboyant, semblant venu directement du dernier siècle, s’arrête devant le lobby de l’hôtel! Après quelques selfies, on saute à bord de cette Chevrolet 1953 et on traverse les forêts de mangroves qui nous séparent de la Playa Prohibida.




On y a commandé l’assiette classique, l’unique menu du restaurant en fait: languouste grillée, crevettes et poissons frais. L’assiette était servie avec des avocats frais et des tranches de concombres. Dans un espagnol un peu rouillé, on commande 2 bières Cristal Extra chacun et la facture monte rapidement à 91$USD. Il aurait été mieux de demander le prix avant de commander afin de confirmer le prix et surtout si c’était en dollars canadien ou en dollars américain. car au moment du paiement, le prix par assiette n’était plus de 15$ comme on avait lu dans certains blog sur le web mais bien 30$.
Ceci étant dit: le repas était délicieux et unique c’est pas tous les jours qu’on peut se gaver d’une queue de languouste fraîche et assaisonnée pour ce prix qui demeure abordable comparé à une assiette similaire, ici, à Montréal.




Au petit matin, il est possible de trouver un bon café fraîchement infusé au petit café du resort.
Tu quieres un café me amor? Demande les charmants barista.
En après-midi, on profite de la confortable et gigantesque piscine du resort. On y observe les spectacles de danse et l’animation offerte autant par les employés que par les clients un peu éméchés.









Comme un lever de soleil qui illumine doucement l’horizon, cette parenthèse nous a permis de retrouver la clarté et la paix intérieure. Marcher sur la plage, sentir le sable sous nos pas et écouter le murmure des vagues, c’était comme avancer vers un nouveau souffle. Ce moment de repos, simple et essentiel, nous a offert exactement ce dont nous avions besoin : du ressourcement pour le corps et l’esprit, et l’élan tranquille pour reprendre la route avec légèreté.
Les 2Trotteurs