L’Odyssée 2025
– Koh Chang, Koh Kood, Sam Roi Yot –
Nous sommes le 21 février, prêts à quitter le nord à bord du vol TG113 opéré par Thai Airways. Nous visitons le ciel pour 1h20 et ainsi donc, rejoindre Bangkok pour la nuit.
C’est frappant, y’a de l’action dans la mégalopole. Bangkok est en pleine effervescence, tellement que notre taxi a peine à rejoindre notre hôtel, circulant entre les touristes qui ont pris d’assault la jolie rue Rambuttri. Quitter le paisible village de Chiang Dao le matin pour être parachuter dans le chaos de la ville en soirée, c’est étourdissant et c’est peu dire!



Tôt le lendemain, nous repartons en vadrouille avec la compétente compagnie Boonnsiri, qui assure la majorité des liaisons vers la région de Trat. Bus, ferry, taxi collectif, nous arrivons au Siam Bay Resort. Le charmant hôtel en bordure de mer, qui se trouve sur la première île de notre itinéraire: Koh Chang, aux portes du Cambodge.
C’est sous un ciel orageux que nous profitons de la soirée à observer les éclairs se déchainer au loin. L’orage semble être au dessus des 3 populaires îles koh Tao, koh Pha Ngan et koh Samui, qui sont eux aussi baignées dans la perle d’émeraude, soit le golf du Siam. Au cours de la soirée les orages se poursuivent, mais plutôt dans les toilettes de notre bungalow. Derrière le son de la mer, la trame sonore semble provenir d’outre-tombe… Sans crier gare, la gastro s’est abattue sur Marie, comme pour plusieurs autres touristes sur le site! Après avoir passé la nuit dans les toilettes, on doit se préparer à quitter à bord d’un bateau vers la tant attendu koh Kood. Imaginez la suite… c’est sur l’idyllique île de Koh Kood, soit 24 heures plus tard que Seb y passe à son tour…







Ce qui devait être la parfaite idylle paradisiaque, aura été une halte bien sombre, sous les crampes et les nausées, mais nous aura tout de même permis une pause bien méritée à mi-chemin de notre parcours de 60 jours.














Mettons que c’est pas notre moment le plus glorieux!!!
-Seb
Nos estomacs qui cabriolent encore, c’est 5 jours plus tard que nous nous dirigeons vers Sam Roi Yot. Bordée par le Golf du Siam d’un côté et dotée d’un parc national abritant des trésors naturels épatants, l’endroit a beaucoup à offrir et est encore méconnu. Il est d’ailleurs curieux que depuis le tout début de notre voyage, nous rencontrons des lieux qui regorgent de beautés naturelles, où peu de touristes si attardent!
Nous logeons au charmant petit hotel Namaste. Le resort est composé de 5 chambres mignonnes et colorées, situées à deux pas de la mer et ça nous ravi. Sur notre terrasse surplombée par un immense manguier, on prend le pouls de la place, à cette nouvelles escale de 3 jours. Soudainement, une mangue se décroche et vient fracasser le sol à quelques centimètres de nos orteils! Tout au long de notre séjour ici et là, d’autres mangues subiront le même sort. Dans l’abondance de Sam Roi Yot, sur le porche de la chambre rose du Namaste Resort, il pleut des mangues!




Michel et Phun, couple belgo-thailandais et propriétaires, nous reçoivent avec une mine d’informations pertinentes sur la région. À peine le temps de déposer les sacs que nous enjambons une petite moto. Vite, vite, vite, avant le coucher du soleil, nous dit Michel. « J’ai réservé un bateau pour vous, afin d’admirer Bueng Bua! C’est reparti pour l’aventure! La route pour s’y rendre est tout simplement magique. Sous les derniers rayons de soleil de la journée, qui font briller les ruisseaux et la flore environnante, nous arrivons enfin au parc national de Sam Roi Yot.
On paie nos droits d’entrée et hop, c’est comme dans un rêve que nous sommes projetés dans de magnifiques méandres à flanc de montagnes, tout en naviguant à travers les lotus. Le lieu est féerique! Ce soir, plusieurs espèces d’oiseaux, sur les 357 qui habitent dans le Parc national, sont présents. Notamment les aigrettes, les hérons, les bécasseaux et les busards! Le temps semble nuageux, mais la chance nous sourit, le ciel se dégage, nous offrant un coucher de soleil flamboyant. Nous rebroussons chemin à moto, les cheveux dans le vent avec la tête remplie d’images, Sam Roi Yot, on t’aime déjà!












Tôt le matin du lendemain, la chaleur est déjà exacerbée, ça sera une autre journée chaude et humide! Nous sommes à trekker en direction de la caverne de Phraya Nakhon. La montée est rude et ardue pour Marie, alors que pour Mr. le facteur, ça semble plutôt « a walk in a park ».




On lâche pas, on se rapproche de plus en plus de ce pourquoi nous sommes ici. L’énigmatique pavillon royal niché au coeur d’une des plus remarquables cavernes d’Asie du sud-est, illuminé par les rayons du soleil, à travers cette ouverture qui permet de mettre en lumière ce temple simpliste, entre 10h et 11h. La chance continue de nous accompagner, ce matin le ciel est complètement dégagé. Nous sommes quelques touristes à venir s’immerger de l’énergie des lieux, tous en attente du cliché parfait.
La caverne est immense, si immense qu’on pourrait littéralement y entrer la totalité du théâtre Cogéco de Trois-Rivière!!! Un lieu si vaste, que l’on s’y sent minuscule face à l’immensité de ce lieu unique.






Sam Roi Yot, est un réel coup de coeur. Des excursions mémorables, auxquelles se sont ajoutées, des soupers sous les huttes de bamboo en bordure de mer à contempler le large avant la nuit.
Les 2Trotteurs
