En Royal Endfield vers Rishikesh

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Delhi, Pushkar, Jaipur, Agra, Haridwar, Rishikesh

-Du 24 février 2017 au 21 avril 2017-

Le début de l’aventure

Après plusieurs mois passés à Bali, en Indonésie, à pratiquer le yoga et à s’investir dans la communauté locale, nous avions soif d’une nouvelle aventure. C’est ainsi que nous avons décidé de quitter les plages tranquilles de Bali pour plonger dans le chaos envoûtant de l’Inde. Notre destination : Rishikesh, la capitale mondiale du yoga, nichée au pied des montagnes himalayennes.

Pushkar : Une moto et un départ chargé

Notre périple débuta à Pushkar, une petite ville mystique du Rajasthan. Là, nous récupérions une Royal Enfield, généreusement prêtée par un ami rencontré à Bali. Avec cette moto emblématique, connue pour sa robustesse, nous étions prêts à traverser le nord de l’Inde.

Voyager léger ? Pas exactement. Malgré nos efforts pour emporter le strict minimum, notre moto était loadée jusqu’à la limite. Un équilibre précaire entre sacs à dos, équipement et nous deux serrés sur la selle.

Traversée du Rajasthan : De Pushkar à Jaipur

Notre première étape nous mena à Jaipur, la “Cité Rose”. Traverser le désert fut une épreuve en soi, mais la vue des palais majestueux de Jaipur effaça instantanément la fatigue. Nous avons passé une nuit mémorable dans un hôtel somptueux avant de repartir, tôt le lendemain, pour poursuivre notre aventure.

Agra : Entre chaos et majesté

Rouler jusqu’à Agra fut un véritable défi. Imaginez : des rues bondées de poules, de vaches sacrées, de piétons insouciants et de véhicules de toutes sortes qui semblaient danser dans un chaos organisé. Pourtant, après plusieurs heures de conduite intense, nous avons atteint Agra et revu le Taj Mahal, toujours aussi grandiose qu’à notre premier passage.

L’ascension vers les montagnes : Haridwar et Rishikesh

En quittant Agra, nous avons entrepris la partie la plus exigeante du voyage. Les routes devenaient plus chaotiques, la pollution pesante et la fatigue bien présente. Mais l’excitation de voir les montagnes se profiler à l’horizon nous poussait à continuer.

Haridwar fut une halte marquante. Cette ville spirituelle, où les pèlerins se rassemblent pour se purifier dans le Gange, offrait un avant-goût de la sérénité qui nous attendait à Rishikesh.

L’arrivée à Rishikesh : La récompense ultime

Enfin, après des jours sur les routes poussiéreuses et bruyantes, nous sommes arrivés à Rishikesh. La vue des montagnes, le calme relatif et l’atmosphère spirituelle ont immédiatement fait oublier les épreuves du trajet. Cette ville, berceau du yoga, semblait vibrer d’une énergie apaisante.

Notre aventure en Royal Enfield, bien que difficile, fut incroyablement gratifiante. Elle nous a permis de redécouvrir l’Inde sous un nouvel angle : un mélange de chaos, de beauté et de spiritualité.

L’effervescence de Rishikesh et la fête des couleurs

À notre arrivée à Rishikesh, une atmosphère vibrante et presque mystique nous attendait. La ville, nichée sur les rives du Gange, grouillait de vie en raison d’un double événement : le festival de yoga, une célébration de paix et de spiritualité, et la fameuse Holi, cette fête emblématique où l’on célèbre la victoire du bien sur le mal et l’arrivée du printemps.

Ce jour-là, les rues de Rishikesh se sont transformées en une explosion de couleurs. Partout, des gens se lançaient des poudres colorées, riant et dansant dans une joyeuse euphorie. Marie-Claude et moi avons rapidement été entraînés dans cette fête. Nos vêtements, nos cheveux et même nos visages étaient rapidement recouverts de rose, de jaune et de vert vif. Chaque sourire, chaque éclat de rire semblait transcender les barrières linguistiques et culturelles. Participer à la Holi, c’était comme être absorbé par l’âme vibrante de l’Inde.

Le retour à Pushkar : une boucle bouclée

Après quelques jours passés à Rishikesh à explorer la ville, méditer au bord du Gange et recharger nos batteries, il était temps de repartir. Nous avons repris la route vers Pushkar, empruntant les mêmes chemins sinueux, mais cette fois en sens inverse. Ce retour en moto, bien que familier, était tout aussi exigeant. Les paysages semblaient différents sous la lumière changeante, et chaque village que nous traversions semblait nous réserver un dernier regard chaleureux avant notre départ.

Arrivés à Pushkar, nous avons restitué la Royal Enfield au propriétaire. Cette moto, qui avait été bien plus qu’un simple véhicule, était notre compagne d’aventure, notre lien avec la terre et les gens que nous avions croisés en chemin.

Un repos bien mérité à Goa

Notre aventure en moto achevée, nous avons pris un avion pour Goa, un endroit où le temps semblait ralentir. Les plages de sable doré, bordées de palmiers et caressées par les vagues de la mer d’Arabie, nous offraient un refuge parfait. Marie-Claude et moi avons passé des jours à nous prélasser au soleil, savourant les fruits de mer frais et nous imprégnant de l’atmosphère décontractée qui règne à Goa.

Ces moments passés sur les plages de Goa étaient un contraste saisissant avec les aventures trépidantes de notre voyage en moto. C’était un temps pour réfléchir, pour se souvenir de chaque instant vécu sur les routes de l’Inde et pour rêver de la prochaine aventure à venir.

Les 2Trotteurs

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