La dernière semaine…

le

America Latina 2009 / El Salvador

– Playa El Tunco, San Salvadore –

Sauriez-vous situer la Slovénie sur la carte du monde?

Peut-être pensez-vous, comme nous l’avons crû aussi, qu’elle est tout près de la Russie?

Et bien sachez que non… elle se situe en Europe centrale au nord-est de l’Italie et partage même une frontière avec cette dernière. Le pays obtint son indépendance il y a tout juste 18 ans et est encore méconnu de la plupart des gens. La région fit la manchette des journaux à la fin des années 80 lorsque la guerre éclata entre diverses nations du secteur provoquant pertes de vies, bombardements meurtriés, désolations et misères. Une querelle au terme de laquelle la Yougoslavie fût démantelé et se divisa en plusieurs pays désormais indépendant: le Kosovo, Montenegro, la Croatie, la Bosnie, la Serbie et bien sur la Slovénie.

Le destin avait donc prévu pour nous, à notre arrivée au Papaya Lodge, la rencontre de deux slovéniens du nom de Jana et Saso (se prononce Sacha). Ayant suivis un trajet en Asie très semblable au notre, nous partageons avec enthousiasme nos expériences de voyage. Jana nous convint de mettre le Myanmar le plus rapidement possible sur notre itinéraire et nous invite à venir dans son pays pour goûter le Cevapcici*, une spécialité serbe dont elle raffole!

Au cours de notre semaine « en cohabitation » avec eux, nous mettons nos talents de chef et d’hôtesse à l’épreuve, entre autre pour souligner le passage à la trentaine de Saso. Au menu: Plusieurs variétés de poissons frais accompagnés de riz frit aux légumes et aux crevettes, pommes de terre rissolés aux fines herbes et salade printannière avocado et mango. De son côté le « slovénien » et Jay, un gars de la Saskatchewan, alias le « lemon boy », prépare un mojito* gargantuesque qui assure rafraichissement et conversations animées pour la soirée. « Vse najboljse* Saso!!!

Pendant 9 jours, nous nous sentons à la maison. Il nous coûte 8$US chacun pour une chambre privée avec toilette et douche personnelle, ce qui est très raisonnable considérant que nous avons accès pour ce montant, à une cuisine décemment équipée, de l’eau potable à volonté, une télévision câblée commune, de l’internet gratuit et une aire de relaxation avec hamacs.

Une routine régénératrice s’installe rapidement. Le réveil se fait aux alentours de 9h00 au son des améliorations que les menuisiers apportent à l’hostel. Le « timing » est parfait, à peine sorti du sommeil que le camion de fruits avance lentement dans l’unique route du petit village de El Tunco. Pour environ 2$US, nous achetons quotidiennement sandia, melon, pina, banana, naranja et mango. Ensuite nous allons sur la plage emmagasiner les rayons UV. Sur cette plage volcanique, il suffit de très peu de temps pour parfaire notre teint. Pendant que le soleil en est a son plus haut, nous en profitons pour partir à La Libertad (15 minutes de El Tunco en autobus) son marché de poissons gigantesque nous permettra un repas débordant d’oméga 3.

Faute d’ambition sportive pour cette ultime semaine, nous surfons les hamacs jusqu’à l’heure du souper. La plupart du temps nous nous cuisinons un bon repas équilibré. Parfois, quand la paresse nous prend, nous allons encourager un resto du nom de Tunco Veloz qui offre des repas copieux à 5$US tandis que le samedi et le dimanche, nous profitons des pupussa salvadoriens à 0.35$US l’unité. Le soir venu nous nous installons au salon pour pratiquer bien informellement notre espagnol avec Saraï, Fatima sa fille de 9 ans.

Prendre le temps de s’imprégner de « Tunco » et apprendre à connaître un peu plus les salvadoriens et les backpackers qui ont partagés notre séjour, aura constitué une aventure en soi! D’ailleurs, réduire l’itinéraire au profit de plus de temps passés dans les endroits qui nous charment particulièrement, voilà une source d’énergie pour nous et une résolution plein d’avenir. En somme nous repartons vers Montréal avec le sentiment du travail accompli. Nous avons satisfait cette curiosité qui nous habitait vis-à-vis de l’Amérique latine. 125 jours à vivre le moment présent, 6 pays visités, une meilleur compréhension de la situation de nos voisins du sud, l’accomplissement en Bolivie d’un rêve qui datait de longtemps, sans oublier le pas de géant par rapport à l’apprentissage de l’espagnol. Malgré les merveilleux moments, l’Amérique a peu de chance de revoir les 2 Trotteurs l’an prochain mais, nous avons tout de même quelques ambitions à long terme pour d’autres pays en terre latine tel que Cuba, le Brésil ou la Colombie.

Les 2 Trotteurs

Cevapcici: Saucisse serbe composé de boeuf, agneau, porc et épices
Mojito: Rhum blanc, menthe fraiche, lime, tonic, sucre brut
Vse najboljse: Bonne fête en slovénien

Laisser un commentaire