D’un Amérique à l’autre…

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America Latina 2009 / Bolivie, chili, Costa Rica & Nicaragua

– Sucre, Cochabamba, San José –

Sur les notes familières et réconfortantes de notre I-Pod, nous franchissons une dernière fois l’altiplano péruvien. Aujourd’hui, nous achevons notre découverte de la Bolivie. On tente de tout capturer et d’imprimer dans notre mémoire: cabanes rustiques de terre, chiens errants qui montent la garde en bordure de route, pics enneigés, canyons gigantesques, garde-fous tordus, croix significatives de pertes de vies, vicunas*adorables et bien-sûr les lamas. Même si leur chair est delicieuse apprêtée, par exemple, avec une sauce au poivre crémeuse, nous préférons de loin les voir libres dans la nature qu’en filet dans notre assiette. Nous fillons à toute allure sur la route sinueuse et panaromique qui nous conduira jusqu’à la plage d’Arica au Chilie.

C’est le moment de faire le point sur notre parcours en Bolivie: très satisfaisant quoique que quelques jours de plus nous auraient permis d’explorer la selva* amazonienne. Cette région tropicale importante du pays contient un royaume de biodiversité souvent oublié dans les itinéraires touristiques conventionels au profit de plus de temps passés au coeur des merveilles de la montagne.


Sucre: altitude, 2 904 mètres et Sorata: altitude, 2 695 mètres

En fait, nos derniers pas ici auront été parmi la biodiversité humaine plus qu’animal! En quittant Uyuni, nous avons rapidement passé à Sucre: ville coloniale à l’ambiance décontractée. Ensuite, beaucoup plus au nord cette fois-ci, nous découvrons encore une fois le paysage enchanteur des Yungas à Sorata. Nous sommes 1 ou 2 mois trop tôt, la saison touristique n’a pas encore commencée, ici, la ville est quasi désertique. Nous réussissons à dénicher, in extremis, un petit resto familial charmant pour nous mettre quelque chose sous la dent… le milanese de pollo* est très honnête, mais surtout préparé avec soin par plusieurs membres de la famille.


Cochabamba: altitude, 2 548 mètres

C’est finalement Cochabamba et son climat favorable qui gagne notre coeur! La ville dégage une ambiance particulièrement progressive. Les bars, les restos, les cinémas mettant à l’affiche les dernières parutions hollywoodiennes (et bizarement quelques reliques datant de quelques années dejà) sont remplis de jeunes unversitaires ou jeunes entrepreneurs qui aiment profiter des plaisirs de la vie.

Cochabamba, Bolivie

Malgré que la tradition demeure très présente, les habits traditionels sont souvent remplacés par les décolletés plongeant et les jeans « taille basse ». La tuque d’alpaca, pour sa part, est officiellement troquée pour la casquette d’une équipe de football américaine (ou encore mieux celle de l’équipe national de soccer) ou par un « mowak » qui rendrait jaloux certain punk de la rue Ste-Catherine! La climat est très favorable et la comida de la caille* est abondante et délicieuse, mais toujours bien grasse. Une douzaine d’espaces verts offrent un endroit de prédilection pour un picnic romantique ou simplement savourer une bonne Taquinia, à notre avis la meilleure bière de Bolivie. De plus, croyez-le ou non, il est même possible d’aller voir directement le ti-Jesus dans toute sa splendeur pour quelques centimos*!

Urée culinaire à Cochabamba

San José au Costa Rica & Arrivée au Nicaragua

Après avoir traversés la Bolivie, croisés le Chili et longés la côte ouest du Pérou, après une journée interminable dans les aéroports, nous arrivons, vendredi saint, à San Jose (Costa Rica) en Amérique centrale, terre initiale de notre projet 2009. Au jour de pâques, nous enchainons les démarches pour obtenir une nouvelle étampe dans nos passeports! Près de 2 heures, en plein soleil, à midi sur cette nouvelle terre poussièreuse, sec et aride à la couleur de paille, afin d’obtenir l’autorisation d’entrer au pays, à une douane complètement dépourvue d’organisation. Bienvenidos à Nicaragua!

Le contraste entre les deux pays voisins, est frappant. Costa Rica, civilisé, organisé et même américanisé. Le Nicaragua lui, se complait dans le chaotisme, la délinquance et la vulgarité latine, brute et flamboyante. Nos premiers pas au Nicaragua nous remplis de ce déséquilibre, que tous les voyageurs indépendants recherchent, nous sommes à l’étape de l’adaptation!

Les 2 Trotteurs

Vicunas: Un animal dans la famille des camélidés
Selva: Signifie la jungle en espagnol
Comida de la caille: Veut dire littéralement la nourriture de la rue
Céntimos: Représente la petite monnaie en espagnol

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