L’Aventure 2008
– Hampi & Varkala –
Goa fut un savoureux préliminaire à la découverte de l’Inde du sud. Un cocktail de courage, de soif d’aventure, de curiosité fut nécessaire pour nous remettre sur la route après 14 jours d’arrêt dans ce petit paradis.

L’Inde du sud contraste nettement avec celle du nord. En plus de l’abondance de végétation, de rivières et de la faible densité de population en comparaison avec le nord, les « merveilleuses » odeurs de poissons viennent s’ajouter à l’amalgame déjà très chargée d’odeurs indiennes. La vaste variété de fruits saisonniers, mangues, bananes, ananas, papayes, pommes grenade, oranges, raisins et melon d’eau garnissent gaiement la facade de nombreux commerces.









Ici, le paysage et les gens empruntent les allures, si caractéristique, de tous les pays tropicaux: l’atmosphère se détend, les pêcheurs font la siesta en attendant la pêche miraculeuse de fin de journée, la position du soleil remplace l’utilisation de la montre, rien ne sert de courir… shanti, shanti, comme ils disent!

Enfin, le moins que l’on puisse dire de notre prochaine découverte, c’est qu’elle fut à la hauteur de sa renommée. Situé au beau milieu des rizières du Karnataka, ce village archéologique dégage une atmosphère magique et surnaturelle.










Outre les ruines de Vijyanagar, civilisation prospère du 14ième siècle, le paysage verdoyant de palmiers et de manguiers est parsemé de monolithes aux allures intrigantes.









Ce sont ces kilomètres et ces tonnes de pierres gigantesques empilées les unes sur les autres défiants la gravité qui volent, à nos yeux, la vedette. Une ballade à moto sur les routes sinueuses et désertes de Hampi donne l’étrange impression d’avoir franchit la porte magique d’Alice aux Pays des merveilles. Pas surprenant qu’un endroit aussi particulier soit sacré aux yeux des indiens. La centaine de gens qui viennent se purifier à chaque matin au pied des ghats dans la rivière qui serpente à travers les ruines et le village confirment que nous sommes toujours sur le sous-continent indien.












C’est tôt, dans l’obscurité matinale, que nous franchissons la porte principale de la gare de Varkala. En plein coeur de la nuit, sac au dos, les deux pieds sur le trottoir, nous comprenons vite que le Kerala bouille de chaleur même sans sa boule de feu et que l’humidité gagne du terrain d’heures en heures et de jours en jours. Nous voilà à l’extrême sud de l’Inde, à 4h00 du matin, trempés par la sueur qui perle sur nos deux corps.
Malgré le fait qu’avril écrase nos ambitions par son voile humide et accablant, il nous permet tout de même de découvrir le pays en toute tranquillité. Les masses de touristes ont fuit le terrain et nous donnent ainsi l’occasion de jouir d’une multitude de lieux inaccessibles en haute saison, soit par l’abondance de touristes ou par l’inflation des prix durant cette periode lucrative de l’année. Avril nous devoile tout le charme du sud, à prix modique et dans un contexte parfait qui nous donne la vague impression d’être les pionniers d’une terre nouvelle et authentique.
Varkala, station balnéaire située au sud-ouest de l’Inde, se démarque par sa falaise de pierre rouge qui surplombe l’océan Indien. L’activité se concentre principalement à même la falaise, avec une petite piste piétonnière qui chemine sur son flanc, avec en arrière plan, une multitude de boutiques, guesthouses et restaurants, tous au toit de chaume.






En bas, sur la plage, les pêcheurs trient la pêche de la nuit avant d’entreprendre la vente de leurs recoltes aux restaurateurs trop nombreux pour le peu de touristes présents. Des 18h00, les comptoirs à poissons abondent et la compétition est féroce. Barracuda, thon rouge, requin, merlin, crevettes géantes et calmars s’offrent à nous, à des prix ridiculement bas. Chaque vendeur nous chante son discours, mais nous nous laissons charmer par un personnage charismatique, qui remplit nos estomacs des plaisirs de la mer à chaque soir, pour ensuite aller contempler le ciel qui se déchire dans la lueur des éclairs. Un spectacle naturel qui nous suivra tout au long de notre découverte du Kerala.








Shanti: L’équivalent indien de « take it easy », prend ca molo, etc…
Karnataka: Région fertile du sud-ouest de l’Inde
Monolithe: Monument formé d’un seul bloc de pierre
Kerala: Région située à l’extreme sud-ouest de l’Inde
Nous poursuivons l’aventure…
Sebast et Marie