Calories, excentricités & pollution

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L’Aventure 2008

– Jaipur, Agra, New Delhi –

Nous avons donc quitté la petite ville de Pushkar pour se diriger vers la capitale du Rajasthan: Jaipur. C’est dans un hôtel charmant que nous avons posé bagages pour un séjour de 3 nuits qui aura été le « repos du guerrier » avant de quitter définitivement le Rajasthan.

Étant un grand centre urbain du nord de l’Inde, Jaipur nous donna la chance de partir à la chasse au McDo!!! C’est donc au tournant d’un carrefour turbulent et achalandé que nous avons aperçu ce drôle de clown aux cheveux rouges nous saluer… Ronald est toujours aussi accueillant et cordial même à plus de 20 000 kilomètres de la maison!!!

Étant en terre indienne, il nous fallait bien évidemment oublier les « Big Mac », « Quart de livre », « Mc Extra » et « Double cheese » pour se contenter du « Mc fish », « Mc poulet » ou le fameux « Mc Maharaja »… version indienne du Big Mac (pour ceux qui l’ignore, ici la vache étant sacrée, il est donc inconcevable de mettre une partie de celle-ci entre deux tranche de pains!!!). C’est alors en plein coeur de l’Inde du Nord que nous avons savouré un bon sandwich pour la première fois depuis plus d’un mois!

Outre notre passage au Mc Do, nous devons avouer que nous avons passe la majeure partie de nos trois jours à profiter de notre tele cablee, de notre lit digne d’un 5 étoiles et du charmant jardin qui etait a notre disposition, sirotant de la bière et dégustant les divins thalis préparés avec soin par nos hôtes.

Le Taj Mahal, Agra

Nous sommes repartis du bon pied pour se diriger a 200 km de Delhi, pour aboutir à Agra qui, pour plusieurs, n’est qu’un simple synonyme du Taj Mahal, l’emblême même du pays et en l’occurrence l’attraction principale de celui-ci. C’est à travers une masse impressionnante de touristes (et de mannes malheureusement) que nous apercevons au loin ce splendide bijou conçu entièrement de marbre! Difficile même de prendre une photo tellement la foule est grande et tellement chacun réclame son droit au lieu propice du « cliche parfait ». Ce symbole d’amour est incontestablement devenu un symbole d’attraction touristique avec ses milliers de visiteurs hebdomadaires!

On dit du Taj Mahal qu’il est le monument le plus excentrique crée au nom de l’amour et c’est justifie! C’est en 1631, suite au décès de sa 2ième femme, après avoir donné naissance à leur 14ième enfant, que l’empereur Shah Jahan a fait bâtir ce tombeau gigantesque. L’empereur, éperdument amoureux de sa femme aurait en une seule nuit, selon la légende, perdu la couleur de ses cheveux! C’est donc sur une longue période de 22 ans, que 20 000 individus, venant de l’Asie Centrale et de l’Inde ont contribué à la confection du Taj Mahal, ce lieu fabrique pour y déposer la dépouille de la défunte adorée.


Au couche du soleil, la foule commence à se disperser et il est des lors encore plus agréable de contempler la splendeur de la structure imposante qui domine la ville. Après plusieurs heures passées sur le site, le Taj Mahal ne perd en rien sa beauté, il resplendit toujours autant et nos yeux ne se lassent de le regarder disparaitre dans l’obscurité!

Le réveil matin sonne rapidement après s’être assoupis avec les images encore très fraiches du Taj Mahal imprimées en tête. La ville semble déserte, heureusement un rickshaw monte la garde devant notre guesthouse en espérant un lève-tôt. Nous filons à la gare, l’atmosphère qui y règne est maintenant rassurante, ici, on ne chôme jamais. Il y a toujours des trains qui partent et qui viennent. Deux ou trois informations par-ci, par-là (toujours préférable de poser plusieurs fois la même question à plusieurs sources différentes pour s’assurer de l’exactitude de la réponse), nous sommes a la mauvaise station. Nous sautons aussitôt dans un autre rickshaw, entrons dans la bonne station juste a temps, trouvons le bon train, le bon wagon et nous nous endormons sur nos sièges respectifs.


Le soleil se lève et le train se remplit rapidement… nous sommes en direction de la capitale et ça se sent! Juste en face de nous, on se dispute les bancs. Une bande de « gros bras » en vient même aux poings pour une place assise. La bagarre attire une foule venant des wagons voisins durant que le train continu sa course. Nous, « on prend notre trou » en attendant la fin de l’altercation plutôt brutale, en prenant soin d’éviter les coups…

Enfin New Delhi, on reconnait l’endroit, l’année dernière, nous avions amorcé notre voyage ici, et l’endroit nous semble beaucoup moins étrange maintenant. En fait, rien n’a change ici, excepte nous-même. Autrefois nous évitions du regard systématiquement les nombreux mendiants, maintenant nous leurs adressons parfois même la parole en premier: un simple « Namaste » ou un contact humain amical suffit souvent pour transformer ces êtres effrayants en de simples « ouvriers » (si nous pouvions nous le permettre) exerçant un « métier » auquel nous ne sommes pas accoutumes et pour lequel, nous avons beaucoup de préjugés et peu de respect. Malgré tout, nous convenons que plusieurs d’entre-eux sont plutôt victimes du manque de ressource et n’ont choisi en aucune manière de se retrouver à demander quelques roupies pour pouvoir survivre! D’autre part, dans un pays où l’on est sollicité de toute part comme ici, il faut se fier à ses intuitions et après avoir passé plus d’un mois en Inde et quelques autre journée l’année dernière, il suffit souvent que de quelques mots, d’une expression faciale douteuse ou même d’une simple attitude pour déceler les intentions saines ou malsaines d’un étranger qui nous aborde. Cette aptitude qui vient naturellement avec le temps est très pratique parce que nombreux sont ceux qui nous abordent dans le seul but d’échanger quelques mots avec nous, de nous aider ou par simple curiosité. L’Inde, c’est surtout l’apprentissage et le contrôle de soi mais aussi la connaissance des autres et l’amélioration de sa patience envers autrui. Mis a part quelques rencontres désagréables inévitables, dans aucun autre pays que nous avons visité, il fut si facile et si fréquent de partager son énergie avec les gens et nul autre endroit nous donna la chance de rencontrer des gens aussi simples et généreux!


Nous marchons donc dans la ville d’un quartier à l’autre en tentant d’apprécier cette méga-métropole de 70 millions de personnes. Avec autant de gens, pas surprenant de constater que les routes sont congestionnées presque jours et nuits. Pas surprenant non plus, mais plutôt très triste de constater que du haut de notre hôtel, le smog perpétuel nous accorde un mince 500 mètres de visibilité: impossible d’apercevoir le bleu du ciel ou la forme du soleil.


Un passage à Delhi qui s’étira quelques jours de plus à cause d’un virus qui nécessita, pour nous deux, la proximité des toilettes. Aussitôt remis sur pieds, du moins assez pour pouvoir transporter nos deux corps faibles et notre fardeau de 20 kg, nous prenons le train vers Amritsar dans la région du Punjab.

Thali: repas complet tel dhal, riz, légumes, curry et pain à volonté servi dans une assiette d’acier inoxydable

À suivre… Seb et Marie

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